L’Égypte, qui dispose de la flotte militaire la plus puissante d’Afrique, franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son armée de l’air en se procurant des chasseurs J-10C “Vigorous Dragon” auprès de la Chine. Ce choix stratégique marque un tournant décisif, visant à remplacer la flotte vieillissante de F-16 Fighting Falcons américains, dont les performances sont limitées par des restrictions imposées par Washington.
Doté du moteur WS-10B, le J-10C affiche des performances redoutables : une vitesse de Mach 1,9 (environ 2300 km/h) et une autonomie de 2000 km, pouvant être étendue à 3600 km avec des réservoirs externes. Cet appareil multirôle, équipé d’une avionique avancée et de missiles de dernière génération, offre à l’Égypte une capacité de frappe aérienne supérieure, lui permettant d’accroître sa puissance stratégique régionale.
Avec cette acquisition, Le Caire devient le deuxième pays après le Pakistan à intégrer le J-10C dans son arsenal, consolidant ainsi son rapprochement militaire avec Pékin. Ce partenariat ne se limite pas au domaine militaire, mais s’inscrit dans une coopération stratégique et économique plus large entre les deux nations.
En diversifiant ses sources d’armement, l’Égypte affirme son indépendance vis-à-vis des fournisseurs occidentaux et renforce sa posture de puissance régionale, capable de relever les défis sécuritaires de demain. Cette démarche traduit une vision claire : celle d’une armée plus moderne, mieux équipée et libre de toute pression étrangère.
La rédaction